INTRODUCTION

Au cours de la Révolution, Olympe de Gouges, née en 1748, devient un personnage important et unique dans l'histoire de l'émancipation de la femme. En septembre 1791 elle publie la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, un texte rendu très célèbre (inspiré de la Déclarartion des droits de l'homme et du citoyen de 1789) , qui est un véritable appel à la solidarité, à l'action commune pour l'amélioration de la condition des femmes. Voici quelques articles essentiels de cette Déclaration:

ARTICLE 1 : "La femme est libre et demeure égale à l'homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité publique."
ARTICLE 2: " Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la femme et de l'homme: ces droits sont la liberté, la propriété, la sureté et surtout la résistance à l'oppression"
ARTICLE 10, l'un des plus célèbres: " Nul ne doit être inquiété pour ses opinions même fondamentales, la femme a le droit de monter sur l'échafaud; elle doit avoir également celui de monter à la tribune: pourvu que ces manifestations ne troublent pas l'ordre publique établit par la loi.

Ces articles prônent l'égalité des hommes et des femmes dans diffèrents domaines et réclament la reconaissance de la citoyenneté des femmes. Ainsi cette déclaration souligne les points fondamentaux du féminisme.


Le féminisme (égalemment nommé mouvemment des femmes) est l'attitude de ceux qui souhaitent que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes, c'est une doctrine qui préconise l'amélioration et l'extension du rôle des femmes. De ce fait, ce mouvement constitue une lutte contre l'oppression dont les femmes sont victimes au quotidien dans les sociétés patriarcales (à domination masculine) et en particulier contre le machisme et le sexisme qui persiste toujours dans la société actuelle. Néanmoins, le féminisme vise t-il seulement une égalité entre les sexes qui apparait comme son but essentiel? Le sujet sera étudié en France du début du XXième siècle à nos jours.


Nous pourrons voir tout d'abord que le féminisme prône l'égalité avec les hommes dans plusieurs domaines fondamentaux, puis nous verrons que ce mouvement ne se limite pas à ce seul objectif.

# Posté le dimanche 15 mai 2005 08:33

Modifié le mercredi 18 mai 2005 06:30

Le féminisme vise l'égalité avec les hommes dans sa recherche de droits pour les femmes

L'un des buts principal du mouvement féministe est la recherche de l'égalité entre hommes et femmes dans de multiples domaines, tels que le travail qui reflette encore de nombreuses ingalités mais également l'éducation. Il recherche aussi l'obtention d'une image à la valeur de la feme, une vision autre que celle attribuée par certains hommes et notamment le machisme.

D'après un sondage effectué sur les environ d'Ambérieu en bugey (cf annexes)
- Sur 100 personnes interrogées, 40 pensent que l'égalité entre hommes et femmes est l'un des principaux buts du féminisme
- Sur 100 personnes interrogées, 37 pensent que les femmes partagent les idées du féminisme car elles veulent arriver à une égalité entière entre hommes et femmes et 35 pensent que c'est car il y a encore des inégualités entre hommes et femmes
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 15 mai 2005 08:36

Modifié le mercredi 18 mai 2005 04:53

Dans un premier temps, une recherche d'égalité dans le travail

Tout d'abord, le féminisme recherche une égalité avec les hommes dans le domaine du travail. Les droits des femmes en matière de travail se sont développées grace à des lois telles que celle de 1907 qui autorisent les femmes mariées à disposer de leur propre salaire et celle de 1965 qui permet au femme d'exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.


De nos jours, de nombreuses inégalités persistent encore au niveau du salaire. En effet, on constate que les femmes travaillant dans les entreprises bénéficient d'un salaire 25% plus faible que celui des hommes (à travail égal), ce qui reste un écart considérable. Pourtant, de nombreuses lois ont été voté pour l'égalité des salaires entre hommes et femmes:
- en 1919, loi visant une égalité de salaires dans la fonction publique;
- en 1972, loi reconnaissant l'égalité de rémunération entre les hommes et les femmes pour des travaux de valeurs égales;
- en 1983, loi sanctionnant toute discrimination en matière de travail pour les entreprises de plus de 50 salariés


Bien que ces lois ont permi d'améliorer les discriminations au point de vue du salaire, il reste encore énormément de travail afin d'arriver à une égalité totale entre hommes et femmes.

De plus, on trouve des inégalités au niveau des postes à responsabilité. Par exemple on remarque que dans le domaine politique les femmes sont minoritaires par rapport aux hommes (bien qu'elles aient obtenues le droit d'éligibilité et de vote en 1944), jamais une femme n'a gouverné la france en étant Président de la République. Par exemple, en France, en 2003 les femmes ne formaient que 11% des élus de l'Assemblée nationale.
Mais aussi des métiers manuels et physiques tels que les agriculteurs, les pompiers, les policiers, dans lesquels la femme reste peu représentée. De plus, il a fallu attendre lontemps avant que les femmes puissent intégrer des postes hauts placés ou à haute responsabilité tels que magistat ( 1946), agent de change à la bourse (1985), général de l'amée française (1976) .Le mouvement féministe doit donc davantage se dévelepper dans des entreprises qui favoriseraient les hommes au détriment des femmes. Ainsi une loi a été voté: en 1975, les discriminations fondées sur le sexe et en particulier en matière d'embauche sont formellement interdites et sanctionnées.
(Cf annexe sur l'historique du féminisme pour les femmes pendant la guerre)

Il faut rajouter à cela que 12% des femmes en 2001 de 25 à 49 ans étaient au chômage contre seulement 7% des hommes, ce qui demeure un écart non négligeable.
. En effet, de nombreux employeurs considèrent encore que d'embaucher des femmes serait un handicap pour l'entrepise à cause du risque de maternité.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 15 mai 2005 08:38

Modifié le dimanche 22 mai 2005 17:53

Mais aussi au point de vue de l'éducation

Le mouvemment féministe, au cours de l'Histoire et encore aujourd'hui (mais surtout dans les pays pauvres : dans le monde, deux analphabètes sur trois sont des femmes) cherche à établir une éducation qui serait la même pour filles et garçons.

L'instruction ,considérée comme un moyen d'émancipation a été jusqu'au début du XIXème siècle réservée aux garçons excluant donc les filles du savoir. Les combats menés au cours du XIXème siècle en faveur de l'égalité des sexes aboutissent à la reconaissance de droits en matière éducative notamment. Il a fallu attendre les lois Falloux de 1850 pour que les communes de plus de 500 habitants ouvrent une école primaire de filles puis la loi Duruy de 1867 pour la création de cours secondaires féminins publics. Cependant, les femmes ne peuvent toujours pas passer leur baccalauréat, épreuve qui sera crée pour les filles en 1919. L'unification des programmes entre filles et garçons n'est proclamé qu'en 1924 mais les filles continuent de recevoir des cours spécifiques pour s'occuper d'un bébé et concernant les autres "activités du foyer" (les tâches domestiques, la cuisine...).

Depuis la fin du XIXème siècle, de nombreuses féministes contestaient la division scolaire qui séparait filles et garçons et pronaient la mixité à l'école (présence des deux sexes). Ainsi, la mixité se met en place progressivement dans les écoles mais parfois plus pour organiser l'enseignemt de façon plus rentable que pour minimiser les inégalités entre les sexes. En 1959, la mixité se met en place dans l'enseignement secondaire.

Au cours de l'hstoire, le féminisme a donc lutté pour que les femmes aient le droit de s'instruire tout comme les hommes avec la création d'écoles pour les filles, qu'elles puissent recevoir le même enseignement (unification des programmes et mixité), et qu'elles puissent passer le baccalauréat.

Cependant, bien qu'aujourd' hui le fossé entre filles et garçons ait fortement diminué en matière éducative, des différences subsitent dans le choix des filières : les filles restent minoritaires dans les matières scientifiques au lycée ainsi que dans les écoles d'ingénieurs. Cela est du en partie à des préjugés qui persistent : selon Catherine Génisson ,auteur du rapport "Davantage de mixité professionnelle pour plus d'égalité entre hommes et femmes", "Inconsciemment, les filles elles-mêmes, les enseignants, les éducateurs, les parents considèrent qu'il existe des emplois que les femmes ne peuvent exercer. C'est ancré dans les esprits ".

Dans ce cas là, le féminisme va chercher à faire tomber les préjujés sur ces fillères afin que les femmes puissent intéger des métiers scientifiques ou technologiques qui se devellopent fortemment ces drenières années sont tournés vers l'avenir.

De plus, certaines féministes militent pour que l'éducation scolaire promouvoie le rôles des femmes dans l'Histoire et dans la littérarture (en étudiant Louise Labé par exemple) et supprime des manuels scolaires les images montrants les femmes sous un aspect dévalorisant ou entretenant un stéréotype sexiste.

(ci contre une classe de CE2 de filles)
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 15 mai 2005 08:41

Modifié le mercredi 18 mai 2005 12:57

Enfin, le féminisme cherche une évolution dans la vision de la femme

La vision de la femme est assez nuancée selon les différentes places qu'elle occupe. En effet, il reste encore beaucoup d'inégalités entre l'image de l'homme et celle de la femme. Cela est visible notamment dans le sondage que nous avons établis : en effet, sur 100 personnes interrogées, 39,6 pensent que l'un des principaux buts du féminisme est la lutte contre les idées préconçues, les stéréotypes attachés aux femmes.

Tout d'abord, bien que les hommes participent de plus en plus aux tâches ménagères, cela est souvent considéré comme un rôle spécifique à la femme. En conséquence, on constate que dans un couple, 93% des femmes font la vaisselle, 86 % repassent et 74% cuisinent, l'homme intervient donc que très rarement et très peu dans ces différentes activités. D'après l'INSEE Première en 1999, les hommes participaient environ 2h de moins aux ménages, aux lessives et à la cuisine. Cependant les hommes participent davantage au travail domestique (environ 12%) à partir du moment où la femme a un niveau Bac+2. La plupart des hommes estiment participer autant que les femmes aux courses.

De ce fait, le féminisme recherche une égalité entière dans la répartition des tâches ménagères dont la disparité perdure encore.

Il faut rajouter à cela que la femme est aussi perçue comme l'objet de tous les fantasmes, elle est considérée comme un objet sexuel. Cette vision de la femme est due notamment aux hommes s'estiment supérieures aux femmes. En effet, d'après un sondage réalisé sur les environs d'Ambérieu en Bugey (cf.annexes), sur 100 personnes interrogées, 10,7 pensent que beaucoup de femmes adhèrent au féminisme car il existe encore des hommes qui considèrent les femmes comme inférieurs. Cette vision de la femme est notamment perceptible dans les médias comme les publicités où la femme est dénudée pour présenter un produit quelconque et attirer l'attention des hommes. Cette image de la femme est clairement visible dans le sondage que nous avons établis : en effet sur 100 personnes interrogées, 22,5 pensent que la femme dans les médias est représentée comme une potiche et 20,4 pensent qu'elle est représentée comme une femme idéale, qui fait rêver (cf. annexes) Par exemple les publicités pour les produits douche présentent le plus souvent une femme dévêtue dont on ne remarque qu'une silhouette de rêve et qui font du corps des femmes un objet de convoitise marchande. De plus, dans les expositions telles que les salons de l'automobile, les femmes (souvent en maillot de bain, en bikini, en minijupe...) ne sont là que pour l'étiquette, pour attirer le regard des spectateurs (en majorité des hommes) en adoptant un comportement séducteur. Cette vision de la femme se traduit par le fait qu'il reste encore certains hommes qui choisissent leurs femmes selon l'autorité et la supériorité qu'ils vont pouvoir exercer sur elles. En effet, d'après notre sondage, sur 100 hommes interrogés, 50 pensent que les hommes préfèrent les femmes passives, soumises.

Par conséquent, dans ce cas là, le féminisme cherche à ce que la femme ne soit plus représentée comme un objet, qu'elle soit considérée comme une personne à part entière tout comme l'homme.

De plus, on remarque qu'une multitude de lois ont été votés en ce qui concerne l'éducation des enfants et l'égalité dans le couple.
En 1939, l'épouse n'est plus obligée d'obéir à son mari néanmoins il conserve le droit d'imposer le lieu de résidence et d'autoriser ou non l'exercice d'une profession à sa femme et il garde l'autorité paternelle sur les enfants
En 1965, les femmes ont enfin la possibilité d'exercer une activité professionnelle sans demander l'autorisation à leur mari
En 1970, l'autorité paternelle est remplacée par l'autorité parentale. Ainsi, il n'y a plus de chef de famille, les époux assurent ensemble la direction matérielle et morale de la famille
En 1975, instauration du divorce par consentement mutuel : la femme a dorénavant le droit de choisir le lieu de résidence.
En 1985, l'égalité des époux dans les régimes matrimoniaux et des parents dans la gestion de biens des enfants mineurs est reconnue. De plus, la femme a la possibilité de donner son nom à ses enfants en plus de celui du mari. D'ailleurs, selon notre sondage, sur 100 personnes interrogées, 60 étaient favorable au droit de garder son nom de jeune fille lors d'un mariage et de donner son nom à ses enfants.
Le 8 juillet 1993, le principe de l'autorité parentale conjointe à l'égard de tous les enfants légitimes ou naturels est votée.

Le féminisme recherche donc également une égalité entre hommes et femmes au point de vue de l'éducation des enfants, en l'occurrence le rôle du père doit donc s'accentuer davantage et la mère ne doit plus être perçue comme celle qui s'occupe à part entière du foyer. En effet, de nombreux hommes considèrent encore que la place de la femme au sein de la famille se trouve à la maison, auprès des enfants et qu'elle doit représenter une épouse modèle, serviable et soumise à son mari. Cependant, cette vision de la femme a tout de même évoluée depuis ces dernières années. En effet, d'après notre sondage, sur 100 personnes interrogées, 54, 8 pensent que la position de femme active pour une mère est une place plus saine pour la femme car elle ne se limite pas aux seuls rôles de mère et d'épouse, ainsi elle est épanouie.

(Ci contre une publicité ironique pour une crème fraîche qui établit un lien entre la crème fraîche et la femme, qui dénonce la vision de la femme qu'ont certains : un objet sexuel)

# Posté le dimanche 15 mai 2005 08:43

Modifié le samedi 21 mai 2005 13:01